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  • Journal de bord : Quand un atelier de céramique tourne au ralenti… mais bouillonne d'idées !

    Coucou tout le monde ! J'espère que vous allez bien. Cette semaine à l’atelier, le rythme était un tout petit peu particulier… Eh oui, à cause des jours fériés, notre livraison de terre a pris du retard ! Pas de terre, donc pas encore d'expérimentations concrètes pour mes pots de Master. Mais pas de panique, il en faut bien plus pour nous arrêter ! En mode "recherche et secrets de fabrication" Heureusement, les élèves des cours de Sophie ont pu quand même avoir en cours en faisant de la décoration de pièces en céramique. De mon côté, j'ai profité de ce temps calme pour continuer ma mission de reporter : shooting photos et surtout, prise de notes intensive pour capturer le précieux savoir-faire de Sophie. Cette semaine, le grand sujet d'étude, c'était les anses ! Il y a tellement de types et de techniques différentes, c'est fascinant. Avec tout ça, la céramique n'aura vraiment plus aucun secret pour vous. Sophie qui est la modèle pour prendre des photos des décorations que j'ai réalisé pour le projet. A droite, on retrouve du mishima et à gauche, du sgraffito. Si tu veux en apprendre plus sur ces techniques, rdv en cours avec Sophie ! Les différents types de anses avant collage. Alerte nouveauté : On se retrouve bientôt sur Insta ? Derrière mon écran, je travaille aussi sur une petite surprise : j'essaie de vous créer un compte Instagram dédié pour pouvoir vous partager toutes mes aventures, mes coulisses et mes recherches en direct. C'est en cours de préparation, alors encore un tout petit peu de patience ! Programme de la semaine prochaine : On passe aux choses sérieuses ! La semaine prochaine s'annonce ultra productive. La terre devrait enfin arriver, ce qui veut dire : retour au tournage pour les pièces du projet secret, et je vais même en profiter pour tester de nouvelles techniques de modelage ! Bref, j'ai hâte de m'en mettre plein les mains. On se dit à la semaine prochaine pour la suite de mon journal de bord !

  • Journal de bord d'une designer dans un atelier de céramique : entre recherche, photos et secrets bien gardés !

    Coucou tout le monde ! On se retrouve pour la suite de mes aventures à l’atelier. Comme promis la semaine dernière, j'avais envie de vous parler un peu plus de mes études et de ce qui m'anime en ce moment. Du design au service des plantes🌱 Si vous vous souvenez de mon passage ici pendant ma licence, je travaillais déjà sur des objets pour faciliter l’intégration et l’entretien des plantes à la maison (c’est d'ailleurs là qu'étaient nées nos fameuses appliques murales avec réservoir fabriquées avec Sophie !). Aujourd'hui en Master, je pousse mes recherches encore plus loin. Mon but ? Créer des outils qui indiquent visuellement les besoins des plantes pour rendre leur entretien ultra simple et, surtout, créer un vrai lien avec elles. Imaginez des pots qui changent de couleur selon le besoin en eau, ou des poignées ergonomiques pour faciliter le transport... Bientôt, je vais commencer à expérimenter et fabriquer mes premiers prototypes de pots en céramique avec Sophie ! Alors un conseil : restez bien connectés pour voir ce que ça va donner ! Une semaine rythmée à l'atelier ✨ Du côté du quotidien de stagiaire, la semaine a été remplie (et non, pas de jour férié pour les potières !) : Lundi : Pour moi, c'était une journée plutôt studieuse derrière mon écran. Pendant ce temps, Sophie préparait en coulisses une super collaboration pour la Fête des Mères… Je peux vous dire que travailler avec l'odeur des fondants parfumés tout autour de nous, c'était juste super agréable ! N'hésitez surtout pas à aller jeter un coup d'œil à leurs brûle-parfums, c'est une pépite. Le magnifique brule parfum pour la Fête des Mères Mardi : On a continué à bosser sur notre fameux projet secret. J'ai l'impression qu'il va devenir concret encore plus vite que prévu, on attend juste les dernières réponses... Suspense ! Le reste de la journée s'est partagé entre shooting photos, tournassage et pas mal de lecture pour réussir à retranscrire au mieux l'univers de Sophie en images. Tournassage pour un shooting de qualité ! Le reste de la semaine : Place au tournage de tasses et au début des décorations !Si tu regardes les vlogs du jeudi tu verras une super pièce avec du mishima, je trouve qu'elle a un potentiel de dingue, j'ai hâte de voir le résultat final. Sophie qui tourne une tasse pour de futures photos, attention elle n'est pas à vendre :) Le temps file à une allure folle ici ! On se donne rendez-vous la semaine prochaine pour le prochain journal de bord de la meilleure stagiaire de l'atelier ? 😉

  • Coucou tout le monde, je suis de retour !

    Et oui, vous ne rêvez pas, c’est bien moi ! Après quelques mois d'absence, je pose de nouveau mes valises à l'atelier de Sophie. Depuis mon dernier "Hello", les choses ont pas mal bougé de mon côté. Mon projet "Accroche la Nature" (que vous aviez suivi ici) a été un vrai succès lors de mes examens ! Grâce à lui, j'ai validé mon diplôme et je suis officiellement en Master Design d’Objet. C’est donc avec un nouveau regard que je reviens prêter main-forte à l’atelier. Mais la semaine prochaine je vous parlerais aussi un peu de ce que je fais maintenant lors de mes études :) Ma mission à l'atelier : mettre l'artisanat en lumière 📸 Cette fois-ci, mon stage est un peu différent. Je vais utiliser mes compétences en graphisme et en photographie pour sublimer les créations de Sophie et vous partager encore plus de contenus. Cette première semaine a été intense : on a posé les bases du projet, et je peux vous dire que si tout se passe bien, de belles surprises arrivent... On ne vous dit pas tout tout de suite, alors restez bien connectés sur nos réseaux sociaux pour ne rien louper ! Sophie entrain d'émailler un produit surprise ! Dans les coulisses de l'apprentissage J'ai déjà commencé à trier mes premières photos et à travailler sur les retouches. On a débuté par les fondamentaux : les outils, le pétrissage et ce fameux centrage qui demande tant de patience. D'ailleurs, j'ai une petite mission spéciale pour vous : durant tout mon stage, je vais créer des fiches pratiques pour les cours de céramique. Alors, si vous hésitiez encore à franchir la porte de l'atelier, n'ayez plus peur ! Sophie propose un vrai suivi personnalisé pour que vous puissiez réaliser vos propres pièces, étape par étape. Avec elle (et mes petites fiches !), la céramique n'aura bientôt plus de secret pour vous. 😉 On se retrouve la semaine prochaine pour la suite des aventures !

  • Raccroche la nature et ses ateliers

    Hello tout le monde, Cette semaine, j'ai pu transmettre la première ébauche de mon mémoire et grâce à vous j'ai eu plus de 100 participations à mon questionnaire merci encore ! Les propositions d'applique sont presque finies et aujourd'hui, c'est shopping pour trouver les heureuses élues qui se nicheront dans les pots 🌿 Mais que s'est-il passé à l'atelier cette semaine ? En plus de mon projet de végétalisation, je suis là pour assister Sophie et l'aider dans l'élaboration des ateliers saisonniers. Cette semaine je me suis plus attardée sur leur conception, je vais pouvoir vous les présenter. Tout d'abord, on pense des ateliers pour tous les âges pour qu'ils correspondent à un certain degré de difficultés cependant, ils sont ouverts a tous. clique pour t'inscrire :) clique sur l'image pour t'inscrire :) clique ici pour réaliser ton rêve :) clique ici pour nous rejoindre :)

  • Accroche la nature, enfin sur les murs

    Hello tout le monde, et c'est le dernier "hello" malheureusement. Mais cessons de penser à mon départ, parlons plutôt de notre semaine à l'atelier. Cette semaine a été rythmée par de nombreux fours, donc beaucoup de manipulation : enfourner, défourner, émailler, cela n'a pas été de tout repos. Regardez les belles pièces qui sont sorties ! Avant mon départ, Sophie a profité de mon sens de la couleur pour fabriquer quelques nouvelles couleurs d'engobes. On retrouve Vert Sauge, Vert Foret, Bleu Canard ou encore Brun cookie. Si tu ne l'as pas deviné, la couleur préférée de Sophie est le vert :) Nouveauté de la semaine, ce jeudi j'ai accompagné Sophie à Agen pour assister à ses cours. Plein de belles rencontres et réalisations, après des semaines, j'ai enfin réussi à tourner les pièces que je souhaitais. Hélas, c'est la fin et pour clôturer cette journée, on a mis en place les appliques florales. Mais avant tout ; rempotage, on chouchoute nos petites plantes, prêtes à être accrochées. WOOW quel résultat Sophie est jalouse, je serais obligé de revenir lui en faire une en rose :)

  • Céramique alimentaire : Comment préparer un contrôle DGCCRF avec Sophie Durran

    Cet article est né d’un échange réel. Suite à une interview entre Sophie et moi, j’ai voulu aller plus loin sur un sujet encore peu compris dans le monde de la céramique : la réglementation alimentaire. Je l’ai contactée après être tombé sur l’un de ses posts Instagram, dans lequel elle évoquait un contrôle de la DGCCRF. Un sujet rarement détaillé, souvent flou, et pourtant central dès qu’on vend des pièces destinées au contact alimentaire. À travers cet échange, l’objectif n’est pas de donner une vision théorique.Mais de comprendre concrètement ce qui se passe lorsqu’on est confronté à un contrôle, et surtout ce que cela implique dans la réalité d’un atelier. Le parcours de Sophie permet de mettre des mots simples sur un cadre complexe. Et surtout, de mieux comprendre les choix stratégiques que chaque céramiste doit faire aujourd’hui. Merci Sophie pour cet échange et c’est un plaisir de partager cet article invité sur www.mirettecapucine.fr   Anne Rouillé – Clay makers academy Table des matières Le parcours de Sophie : de débutante à céramiste en activité Avant la céramique Une formation rapide mais sérieuse Le déclic vers une activité Son activité aujourd’hui Son modèle économique Ses canaux de vente Organisation atelier Le contrôle DGCCRF : ce qui s’est vraiment passé La convocation Le rendez-vous Le basculement Ce que la DGCCRF demande réellement en céramique alimentaire Les tests laboratoire La traçabilité complète Les obligations administratives Pourquoi c’est difficile pour un artisan Des règles pensées pour l’industrie Une charge de travail énorme Un coût élevé L’impact concret sur son activité Décision radicale Déstockage Risques encourus Les stratégies possibles face à la réglementation Option 1 : Se mettre aux normes Option 2 : Simplifier sa production Option 3 : Arrêter l’alimentaire Le choix de Sophie : un pivot stratégique Arrêt de l’alimentaire Nouvelle direction Ce que tu dois retenir si tu fais de la céramique alimentaire Les erreurs à éviter Les bases indispensables Le bon état d’esprit Conclusion Le parcours de Sophie : de débutante à céramiste en activité Avant la céramique Sophie ne vient pas du tout du monde de la céramique. Pendant plusieurs années, elle travaille comme assistante maternelle. Un métier qu’elle exerce avec sérieux, mais qui finit par l’épuiser. La période post-COVID accentue ce malaise : les conditions changent, le plaisir diminue, et elle ressent un vrai besoin de tourner la page. À ce moment-là, elle ne sait pas encore ce qu’elle veut faire. Elle n’a pas de projet précis. Elle cherche surtout à se recentrer sur elle, à retrouver une activité qui a du sens et qui lui permet de reprendre le contrôle sur son quotidien. La céramique apparaît alors comme une envie qu’elle n’avait jamais vraiment explorée. Ce n’est pas un choix stratégique. C’est une intuition. Une envie de tester quelque chose de nouveau, sans pression, sans objectif de rentabilité. Elle se lance simplement pour voir. Une formation rapide mais sérieuse Sophie trouve une formation à distance qui lui permet de commencer depuis chez elle. À ce moment-là, elle n’a pas d’atelier. Elle travaille dans un espace improvisé, avec les moyens du bord. Mais très vite, elle s’impose un cadre de travail régulier et structuré. Elle ne reste pas dans une approche “loisir flou”. Elle pratique, elle répète, elle progresse. La formation lui donne une direction claire, et elle décide d’aller plus loin en préparant le  CAP céramiste avec le bol  . Ce choix l’oblige à structurer encore davantage sa pratique. En moins d’un an, elle passe l’examen et valide son diplôme. Cette phase est déterminante. Elle acquiert les bases techniques, comprend les matériaux, et développe une vraie autonomie dans sa pratique. Ce n’est plus une simple découverte. Le déclic vers une activité Au départ, Sophie ne se projette pas du tout comme céramiste professionnelle. Elle voit la céramique comme une activité personnelle. Mais au fil du temps, les choses évoluent naturellement. Elle prend du plaisir, elle progresse, et son entourage commence à s’intéresser à ce qu’elle fait. Ce sont d’abord ses proches qui la poussent à vendre ses pièces. Elle n’avait pas envisagé cette possibilité au départ. Puis une opportunité se présente : donner des cours. Elle accepte, sans forcément anticiper l’impact que cela va avoir sur la suite. C’est à ce moment-là que tout bascule. Elle découvre qu’elle aime transmettre, et que cette activité peut devenir une base solide pour son revenu. En quelques mois, elle passe d’une pratique personnelle à une activité structurée, construite autour des cours et complétée par la vente de pièces. Son parcours ne suit pas un plan défini à l’avance. Il se construit progressivement, en avançant étape par étape, en saisissant les opportunités au bon moment. C’est justement ce qui le rend accessible et concret pour quelqu’un qui démarre. Son activité aujourd’hui Son modèle économique Aujourd’hui, l’activité de Sophie repose principalement sur les cours. C’est ce qui structure son quotidien et génère l’essentiel de ses revenus. Elle propose des cours réguliers à des élèves en loisir, ainsi que des sessions d’initiation ponctuelles, ce qui lui permet d’avoir une base stable. La vente de pièces, elle, vient en complément. Elle continue de produire, mais ce n’est pas le cœur de son modèle économique. Cette organisation lui permet de sécuriser ses revenus tout en gardant un espace de création personnelle, sans pression commerciale permanente. La boutique en ligne de céramiques artisanales Avec le recul, ce modèle est plus réaliste pour une céramiste indépendante. Il évite de dépendre uniquement des ventes de pièces, souvent irrégulières, et permet de construire une activité plus équilibrée sur le long terme. Ses canaux de vente Sophie vend ses pièces principalement via son site internet. C’est son point central. Instagram @mirette.capucine lui sert surtout de vitrine pour montrer son travail, partager son univers et attirer des personnes vers son site ou ses cours. Elle participe aussi à des marchés ponctuellement, notamment lors d’événements locaux. Ce n’est pas un canal régulier, mais plutôt opportuniste. Elle y va quand son planning le permet et quand les conditions sont intéressantes. Ses clients viennent donc de plusieurs sources : les réseaux sociaux, son site, et aussi directement de ses élèves. Ce lien entre les cours et la vente crée une dynamique naturelle dans son activité. Sophie partage également sa passion sur youtube Organisation atelier Son atelier est installé chez elle, dans une dépendance. Cela lui permet de travailler facilement au quotidien, sans contrainte de déplacement. Elle organise son temps entre les cours, la production et la gestion de son activité. Le contrôle DGCCRF : ce qui s’est vraiment passé Le site Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes La convocation Tout commence par un appel. Une personne de la DGCCRF contacte Sophie pour l’informer qu’elle va recevoir un courrier de convocation. À ce moment-là, elle ne comprend pas vraiment pourquoi elle est ciblée. Elle pense d’abord à un problème ou à une plainte. Très vite, elle est rassurée sur un point : il s’agit d’une campagne de contrôle nationale. Les céramistes sont contrôlés progressivement, les uns après les autres. Ce n’est pas lié à son activité en particulier. Quelques jours plus tard, elle reçoit le courrier officiel. Le ton est clair. Ce n’est pas une invitation, c’est une obligation. Elle doit se rendre au rendez-vous avec les documents demandés. Il n’y a pas de marge de manœuvre. Le rendez-vous Le jour du rendez-vous, Sophie arrive avec les éléments demandés : les fiches techniques de ses émaux et les factures d’achat de ses matières premières. Sur le papier, elle est en règle. Elle a les documents. Elle a préparé son dossier. On peut retrouver les fiches techniques chez son fournisseur comme CERAM DECOR L’exemple de cette Email à effet Hêtre KB230 | TERRACOLOR Mais très vite, l’échange prend une tournure inattendue. Elle se rend compte que les personnes en face d’elle ne maîtrisent pas les spécificités de la céramique. Elle doit expliquer les bases : la différence entre un vernis et un émail , les températures de cuisson , les produits utilisés. L’entretien dure plus d’une heure. Elle détaille sa manière de travailler, ses matériaux, ses procédés. Elle fournit tous les documents demandés. À la fin du rendez-vous, le message est plutôt rassurant : le dossier semble complet, et rien d’inquiétant n’est évoqué à ce moment-là. Pour comprendre l’ émail  je t’invite à découvrir cette classe en ligne Comprendre l’émaillage en poterie en 25 min Le basculement Quelques semaines plus tard, elle reçoit un nouvel appel. Cette fois, le discours change complètement. Son dossier a été analysé, et il est considéré comme incomplet. Non pas sur les produits utilisés, mais sur les preuves à apporter. Ce qui lui est reproché, ce n’est pas de mal travailler. C’est de ne pas pouvoir démontrer, administrativement, que ses pièces sont conformes. Il manque les tests en laboratoire pour valider ses productions. La conséquence est immédiate. Elle reçoit une injonction : se mettre aux normes ou retirer toutes ses pièces alimentaires de la vente. Le problème n’est plus technique. Il devient administratif et structurel. Ce que la DGCCRF demande réellement en céramique alimentaire Les tests laboratoire Le point central du contrôle repose sur les tests en laboratoire. Ce que la DGCCRF attend, ce n’est pas seulement de savoir quels produits sont utilisés, mais de vérifier le résultat final. Chaque pièce doit être validée dans sa configuration exacte. Cela signifie qu’il faut tester chaque combinaison utilisée : une terre, un émail , un engobe . Dès qu’un élément change, un nouveau test est nécessaire. Une même forme, avec un décor différent ou une autre terre, devient un nouveau cas à analyser. Très rapidement, le nombre de tests explose. Même avec une gamme limitée, Sophie se retrouve avec plusieurs tests à prévoir. Et ce n’est pas une estimation théorique. C’est une exigence concrète pour pouvoir continuer à vendre légalement. La traçabilité complète Au-delà des tests, la DGCCRF demande une traçabilité totale de la production. Cela commence dès l’amont, avec les matières premières. Il faut être capable de retrouver les lots de terre, les références des émaux, et les produits utilisés pour chaque pièce. Ensuite, la production doit être suivie précisément. Chaque pièce doit être associée à une cuisson , à un bain d’ émail , à une date. Cela implique de mettre en place un système de numérotation et d’enregistrement pour suivre chaque étape. Enfin, la traçabilité va jusqu’au client final. Il faut pouvoir savoir à qui chaque pièce a été vendue. Ce point est particulièrement complexe pour un artisan qui vend en direct, notamment sur les marchés, où les clients ne sont pas toujours identifiés. Les obligations administratives Tout cela se traduit par une charge administrative importante. Il ne suffit pas de bien travailler. Il faut pouvoir le prouver, avec des documents structurés et exploitables. La réglementation repose sur des preuves, pas sur des intentions. Cela implique de constituer des dossiers complets : fiches techniques, résultats de tests, suivi de production, enregistrements des ventes. Chaque élément doit être accessible et cohérent en cas de contrôle. L’organisation devient donc un enjeu majeur. Sans système clair, la gestion devient rapidement ingérable. Ce n’est plus seulement un travail d’artisan. C’est une véritable gestion de production, avec des exigences proches de celles de l’industrie. Pourquoi c’est difficile pour un artisan Des règles pensées pour l’industrie Le premier problème, c’est que ces règles ne sont pas conçues pour des artisans. Elles viennent d’un cadre industriel, où la production est standardisée, répétable et parfaitement contrôlée. Chaque pièce est identique, chaque lot est homogène. En céramique artisanale, la réalité est différente. Il y a des variations. Une même série peut présenter de légères différences. Les combinaisons terre, émail , engobe  évoluent. Le travail est plus vivant, mais aussi moins standardisable. Ce décalage crée une tension. Les exigences restent les mêmes, mais les conditions de production n’ont rien à voir. L’artisan doit s’adapter à un système qui n’a pas été pensé pour lui. Une charge de travail énorme Mettre en place ces exigences demande un temps considérable. Il ne s’agit pas seulement de produire des pièces. Il faut documenter chaque étape, organiser les données, suivre les lots, enregistrer les informations. Chaque nouvelle pièce implique potentiellement de nouvelles démarches. Chaque variation demande une attention supplémentaire. Ce travail s’ajoute à la production, aux cours, à la gestion quotidienne de l’activité. Très vite, la complexité augmente. Ce n’est pas une tâche ponctuelle. C’est une organisation à maintenir dans le temps. Pour un artisan seul, cela devient difficile à absorber sans impacter le reste de l’activité. Un coût élevé À cela s’ajoute le coût financier. Les tests en laboratoire représentent un coût non négligeable, surtout lorsqu’ils se multiplient. Mais le coût ne s’arrête pas là. Il y a aussi le temps passé, l’énergie mobilisée, et parfois les adaptations à mettre en place dans l’atelier. La gestion administrative elle-même a un coût indirect. L’impact concret sur son activité Décision radicale Face à ces exigences, Sophie prend une décision claire. Elle arrête complètement la production de pièces alimentaires. Dans son activité, la vente de pièces alimentaires représente une part minoritaire. Le poids des contraintes administratives et financières n’est pas cohérent avec ce que cela lui rapporte réellement. Elle choisit donc de simplifier. Plutôt que de se lancer dans une mise aux normes lourde et complexe, elle préfère réorienter son activité vers des pièces non alimentaires. Déstockage Une fois la décision prise, il faut agir rapidement. Elle dispose d’un délai pour se mettre en conformité ou retirer ses produits de la vente. Elle choisit de déstocker tout ce qu’elle a encore en stock. Elle organise alors une vente rapide pour écouler ses pièces alimentaires avant la fin du délai. L’objectif est simple : éviter de devoir les jeter ou de se retrouver hors cadre légal. Cette phase demande de l’adaptation. Il faut communiquer, vendre vite, et gérer la transition en parallèle du reste de l’activité. Ce n’est pas anticipé, mais nécessaire. Risques encourus Les risques en cas de non-conformité sont clairement annoncés. Les amendes peuvent monter jusqu’à 7500 € par modèle vendu. À cela s’ajoute une forme de surveillance. Une fois identifiée, son activité peut être suivie. Le site peut être contrôlé régulièrement pour vérifier que les règles sont respectées. Les stratégies possibles face à la réglementation Option 1 : Se mettre aux normes La première option consiste à entrer pleinement dans le cadre réglementaire. Cela implique de mettre en place une traçabilité complète, de réaliser les tests en laboratoire et d’organiser toute sa production en conséquence. Concrètement, il faut structurer son atelier comme un système. Chaque pièce doit être suivie, chaque matériau identifié, chaque cuisson  enregistrée. Option 2 : Simplifier sa production Une autre approche consiste à réduire la complexité. Moins de combinaisons, moins de variations, moins de tests. L’objectif est de limiter le nombre de cas à gérer pour rendre la mise aux normes plus accessible. Cela peut passer par des choix simples : utiliser une seule terre, un seul émail , éviter les engobes sur les zones sensibles. En standardisant sa production, on réduit mécaniquement le nombre de tests nécessaires. Cette stratégie demande de faire des compromis sur la créativité ou la diversité des pièces. Mais elle permet de conserver une activité alimentaire tout en gardant une charge de travail maîtrisable. Option 3 : Arrêter l’alimentaire La troisième option est plus radicale : arrêter complètement la production de pièces destinées au contact alimentaire. Cela permet de sortir du cadre réglementaire et de simplifier fortement son activité. Ce choix implique un repositionnement. Il faut orienter sa production vers des pièces décoratives ou non alimentaires, et adapter son offre en conséquence. C’est une décision stratégique. Elle peut libérer du temps, réduire la charge mentale et permettre de se concentrer sur d’autres aspects de l’activité, comme les cours ou la création. Le choix de Sophie : un pivot stratégique Arrêt de l’alimentaire Sophie ne cherche pas à contourner le problème. Elle analyse la situation de manière simple : le poids des contraintes est trop important par rapport à ce que lui rapporte la vente de pièces alimentaires. Dans son cas, ce n’est pas le cœur de son chiffre d’affaires. Les cours représentent déjà la majorité de ses revenus. Continuer l’alimentaire impliquerait beaucoup de temps, de coûts et de complexité pour un impact limité. Elle prend donc une décision rationnelle. Elle arrête. Non pas par contrainte pure, mais parce que l’équation économique ne tient pas. Nouvelle direction Une fois cette décision prise, elle réoriente son activité. Elle continue de produire et développer ses partenariats. Cela lui permet de conserver un espace de création sans entrer dans le cadre réglementaire le plus contraignant. En parallèle, elle continue de développer les cours, qui restent la base de son activité. Ce pivot ne freine pas son développement. Il le redirige. Ce que tu dois retenir si tu fais de la céramique alimentaire Les erreurs à éviter La première erreur, c’est de penser que “ça passe”. Pendant longtemps, beaucoup de céramistes ont travaillé sans être réellement confrontés à ces exigences. Mais ce contexte est en train de changer. Ignorer la réglementation ou repousser le sujet ne protège pas. Au contraire, cela expose à des décisions prises dans l’urgence, comme devoir retirer des pièces ou arrêter une partie de son activité du jour au lendemain. L’autre erreur, c’est de négliger la traçabilité. Même si cela semble lourd au départ, ne rien mettre en place rend la situation encore plus difficile à gérer en cas de contrôle. Les bases indispensables La première base, c’est de comprendre ce que tu fais. Quels matériaux tu utilises, comment ils réagissent, et ce que cela implique en termes de sécurité alimentaire. Ce n’est pas une option si tu veux produire sérieusement. Pour ce point, tu peux commencer avec le module préparation sur l’ espace de formation des claymakeuses PRO Ensuite, il faut documenter. Garder les fiches techniques, les factures, organiser ses informations. Ce travail peut sembler secondaire, mais il devient central dès qu’il est question de conformité. Enfin, il faut anticiper. Réfléchir à son organisation en amont, plutôt que de subir les contraintes plus tard. Plus c’est structuré dès le départ, plus c’est simple à gérer. Le bon état d’esprit Le sujet peut faire peur, mais rester dans le déni ne change rien. La réglementation existe, et elle s’applique, que ce soit confortable ou non. Adopter une posture active change tout. Tu passes d’une situation subie à une stratégie choisie, adaptée à ta réalité. Conclusion La réglementation sur la céramique alimentaire ne va pas disparaître. Les contrôles vont continuer, et probablement s’intensifier dans les années à venir. Face à ça, il n’y a pas de solution unique. Mais il y a trois options claires : se mettre aux normes et structurer son activité simplifier sa production pour limiter les contraintes arrêter l’alimentaire et repositionner son offre Le vrai enjeu, ce n’est pas de savoir ce qui est “juste” ou “injuste”. C’est de choisir en conscience la direction la plus cohérente pour ton activité. Merci pour Sophie pour cet échange, Merci à toi de nous avoir lu Anne Rouillé – Clay makers academy

  • Chasse aux oeufs

    C'est reparti , comme l'an dernier je te propose une chasse aux oeufs dans les rues de Montauban Cette année c'est FIFOU , parce que c'est une chasse qui va durer une semaine Save the date : 21 au 27 avril Et en plus , j'ai convaincu 10 commerçants / artisans de la ville de jouer avec nous Je ne peux pas te dire lesquels parce que c'est chez eux que tu vas devoir trouver les oeufs , mais au fur et à mesure de la semaine je te donnerais des indices que tu pourras découvrir ici sur le blog ou aussi sur Instagram A partir de lundi 21 avril (outre le fait que ce soit mon anniversaire ;-)) et toute la semaine des vacances de pâques , tu vas pouvoir partir à la découverte de 10 oeufs en céramique cachés dans les vitrines de certains commerçants montalbanais ... Ouvre bien les yeux, regarde les vitrines et n'hésite pas à pousser la porte des commerçants qui hébergent un œuf pour la semaine !!!! Chaque jour tu pourras venir glaner des indices ici sur mon blog  mais tu joues quand tu veux Le principe est simple : 🥚 Il y a dix oeufs en céramique à trouver dans 10 lieux de Montauban (tu peux les chercher tous d'un coup ou attendre les indices au jour le jour ) 🥚 Tu as du 21 avril au 27 avril pour participer 🥚 Dans chaque lieu , à côté de l’œuf , tu trouveras un mot code  🥚 Chaque mot code trouvé te donne une chance supplémentaire au tirage au sort qui sera effectué le lundi 28 avril (exemple 2 mots trouvés 2 chances au tirage au sort, 7 mots trouvés 7 chances au tirage au sort...) Tu peux jouer du 21 avril au 27 avril en remplissant le formulaire (le lien vers le formulaire sera accessible ici et à cote de chaque oeuf (dès lundi 21 ) , tu peux participer pour un seul œuf ou pour plusieurs ou encore tous ! Le tirage au sort aura lieu le lundi 28 avril , il y aura 10 gagnant(e)s parmi les bonnes réponses. Chaque commerçant artisan participant a offert un lot que tu pourras tenter de gagner en jouant à cette chasse aux oeufs Sont à gagner des lots offerts par chacun des participants de cette chasse aux oeufs ! mais évidemment je ne peux pas t'en dire plus avant les indices ;-) Je te conseille de faire cette chasse aux oeufs en famille  ! Alors dis moi ? Elle te tente cette chasse aux oeufs ?

  • Accroche la nature, ta nouvelle résolution ?

    Hello tout le monde, tout d'abord bonne année que le meilleur vous sourit :) Une nouvelle année commence et elle sera riche en projet. Pour ma part ma nouvelle résolution à l'atelier est de m'accorder quotidiennement un temps de tournage. Pour le moment je m'entraine à créer une série, reproduire presque à l'identique des petits verres. Je suis assortie avec mon tablier :D En ce début d'année je ne suis pas la seule à mettre mise à tourner, 7 nouvelles apprenties potières nous ont rejoint. Si tu veux être la prochaine il reste quelques places pour créer les objets en céramiques de tes rêves . ( Mardi 17h , reste 2 places et mercredi 14h aussi et Sophie te proposera une date pour rattraper le cours manqué) A l'atelier il n'y a pas que des ateliers au trimestre, on propose aussi des ateliers durant les vacances. C'est pour ça que je suis là, j'aide Sophie a élaborer les ateliers pour convenir à tous les âges et niveaux. En ce moment on prépare les ateliers pour les vacances de février qui se dérouleront sur le thème "préparons le printemps". Pour finir sur cette semaine, j'ai avancé sur mon mémoire. Je suis partie interviewer des architectes et paysagistes pour aborder la question de "la végétalisation de l'espace". Si toi aussi tu veux participer tu peux répondre à mon sondage, en cliquant ici , cela m'aiderait beaucoup dans la préparation de mon mémoire. Sur ce, bon weekend à toi et à la semaine prochaine.

  • Accroche la nature : le projet se développe

    Coucou coucou, après des vacances pleines de magie de Noel, je suis de nouveau à l'atelier. Commençons par le projet comme prévu, j'ai d'abord élaboré un deuxième modèle d'applique murale avec un nouveau dispositif d'arrosage. Quelques images du montage : La fleur aura besoin de plusieurs jours de séchage puis une cuisson, mais ne perdons pas de temps. les cours au trimestre se finissent pour clôturer cette période c'est la décoration des pièces et émaillage. Si tu es jalouse des créations n'hésites pas à t'inscrire aux cours de Sophie, tout est possible quand on t'apprend avec passion.

  • Accroche la nature : suite d'un projet haut en couleurs (surtout vertes)

    Hello tout le monde ! Me revoilà, j'espère que je ne t'avais pas manqué. Je suis de retour pour une nouvelle période de stage et cette fois, tu auras le droit à mon petit article de blog chaque vendredi. Promis! :) Reprenons depuis le début; je travaille avec Sophie sur l'élaboration d'une collection d'objets conçus pour sublimer les plantes. Lors de ma première période, j'ai réalisé un prototype de mon premier objet : une applique murale qui accueille une plante. Grâce à elle, tu pourras "accrocher la nature" dans ton salon, ton bureau, ta chambre; il te suffit d'un mur. Mais tu te demandes sûrement : À quoi ça ressemble ? Comment ai-je fait ? Je te dis tout ! L'idée de départ Pour commencer, même avec beaucoup de créativité, on n'a pas toujours l'idée de génie  du premier coup. Il faut rechercher des designs, des formes, des moyens d'accrocher qui soit pratiques et en accord avec notre cahier des charges. trois premières propositions L'arrosage Une fois la forme définie, il a fallu penser à chouchouter notre petite protégée. Deux solutions se sont offertes à nous Un réservoir d'eau visible avec une mèche textile Un réservoir interne qui arrose la plante en fine pluie. On a décidé de commencer par réaliser la première solution. Allez zou à l'atelier ! Et voilà, notre première solution est prête ! Il ne manque plus qu'une étape: l'émaillage🎨 La semaine prochaine, ne manque pas la suite de mes recherches : je mettrais en lumière le deuxième objet de ma collection.

  • Accroche la Nature: un projet pour végétaliser ton intérieur.

    Hello tout le monde, Je me présente Eva Gauguier, la nouvelle stagiaire de Sophie comme Audrey tous les vendredis, je vous partagerai mon projet et mon évolution. Avant tout, qui suis-je ? Actuellement étudiante en licence professionnelle en tant qu'artisane designer à Montauban. Précédemment, j'ai été diplômée d'un BTS mode et d'un bac général spécialité arts plastiques et philosophie en Auvergne. Mon parcours est nourri d'une passion pour la mode, mais aussi d'une fascination pour les plantes et un amour que j'ai toujours voulu intégrer à la décoration d’intérieur. Aujourd'hui, je me projette comme paysagiste d'intérieur, et j'aspire à transformer nos espaces de vie en leur insufflant un vent de fraîcheur grâce aux plantes. Et si je venais végétaliser ton intérieur ? C’est dans cette optique que je réalise mon stage chez Sophie, une céramiste talentueuse, où j’ai l’opportunité de développer une collection d'objets destinés à mettre en valeur les plantes d'intérieur. Pour commencer ce projet, j'ai cherché une ambiance marquée et inspirante. Mon choix s'est tourné vers les années 70, une décennie aux couleurs vibrantes et aux motifs audacieux qui, je pense, apportent un caractère joyeux et chaleureux. Je souhaite créer une gamme d'objets sublimant la plante la plaçant au-delà d'une simple décoration. Des structures qui s'affranchissent de l'extra-moderne, d'un mobilier sans âme et fade. Merci à tous, d'avoir lu ce premier post à très vite pour la suite de mes aventures chez Sophie. Dans le prochain post je vous évoquerai les premières pistes de produits et le début de leur cheminement :)

  • Create'ober 2024

    Comme l'année dernière , Lydie (l'autrice de " La vie n'est pas une balade d'automne") et moi , avons créé une nouvelle liste de thème pour la mois d'octobre. Librement inspirées par le traditionnel Inktober , qui réunit des artistes du dessin autour d'un challenge chaque jour d'octobre, nous avons écrit notre propre liste de mots , que nous appelons le CREATE'OBER. Nous avons à cœur de réunir autour de ces thèmes des artistes de tous horizons : couture, écriture, tatouage, céramique, aquarelle, photographie, cuisine ... Alors si tu te sens l'âme éprise d'une envie de créer autour des thèmes que nous te proposons et que notre liste t'inspire , retrouvons nous et partageons nos créations chaque jour d'octobre. Cette année, de mon côté, je participe et cet après midi je vais tourner 31 mugs tous identiques , pour être prêtes dès le 1er octobre à démarrer le challenge Chaque jour, je décorerai alors le mug selon les inspirations qui naitrons de la liste ci contre. Je dois t'avouer que j'ai déjà en tête quelques uns des décors que j'ai envie de poser sur ces tasses ... Tu pourras bien évidemment suivre mes créations journalières sur instagram Je compte sur toi pour partager les tiennes avec le hastag #createober24 Je viens d'imprimer la liste (version imprimable ici) et de l'épingler à mon espace calendrier dans l'atelier , je t'invite à faire de même ! Et évidemment nous sommes curieuses de voir et de savoir dans quel univers tu vas décider de faire vivre cette liste ! N'hésites pas à nous poser des questions si tu en as ... En attendant le 1er octobre, (et ça va arriver vite) , je te laisse aller jeter un œil aux 6 tasses restantes de ma collection Create'ober 23 J'ai hâte d'y être , j'espère que toi aussi ? A très bientôt Belle après midi

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